L’Edito – Avril 2026

Où serez-vous le jour de Pâques ?

VOUS TIENDREZ-VOUS à l’entrée du tombeau, les bras chargés d’aromates inemployés et la tête pleine de questions inutiles comme celles que se pose Marie Madeleine pour savoir qui roulera la pierre du tombeau ?

Ou ce jour de pierre roulée et de mort dépassée sera-t-il pour vous jour d’appel à la vie ? Lorsque nous célébrons Pâques juste comme un anniversaire, une commémoration, lorsque Jésus occupe la place d’un mort dans notre vie, lorsqu’il est totalement absent de nos décisions, de notre joie de vivre comme de nos tourments, nous le faisons mourir une deuxième fois. D’une mort spirituelle cette fois-ci. Et Pâques n’est plus jour de tombeau vide mais jour de tombeau rempli.

La foi de Pâques que les disciples ont fini par proclamer avec conviction, joie et détermination, nous la revivons chaque fois que nous faisons ressusciter dans nos vies celui que Dieu a relevé d’entre les morts. La résurrection ne peut advenir qu’avec mon consentement. Pour vivre Pâques comme la fête existentielle par excellence, Il nous faut passer de l’absence constatée à travers le tombeau vide à la présence expérimentée et célébrée dans le quotidien de nos vies.

La plupart des apparitions du Christ ont lieu lorsque les disciples sont ensemble, réunis en communauté. Il y a peu d’apparitions particulières, à l’exception de Marie Madeleine.

Le Christ ressuscité est aussi présent dans le quotidien de notre vie communautaire, dans cette communion et cette fraternité qui nous relient les uns aux autres, au moment où nous méditons la Parole et partageons le repas du Seigneur.

Leila Hamrat, votre pasteure

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